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Si le web de demain nous était “compté”.

22 mai 2008

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Aujourd’hui, l’ensemble du secteur des systèmes d’informations vit de mutations profondes. Désormais, le World Wide Web est devenu l’horloge qui donne le tempo aux systèmes d’informations. Le Web ‘traditionnel’ porte désormais le numéro 1, et un consensus grandissant s’établit sur les versions en cours ou à venir, et sur leur contenu. Portrait de ces nouveaux Webs.

  • Le Web 2.0, la version actuelle, est marquée par ce que l’on peut nommer la démocratisation d’Internet, c’est-à-dire la capacité donnée à tout membre de l’Internet-Land de contribuer à son enrichissement. Des moyens nouveaux sont désormais disponibles pour que chacun puisse partager avec tous de l’information (par mail, blog, ou messagerie instantanée), des connaissances (wikis, signets collaboratifs, folksonomie) ou des savoir-faire (réseaux sociaux, portails collaboratifs). […]

  • Le Web 3.0 peut être considéré comme un réajustement puisqu’il consiste à intégrer à la version précédente la structuration fournie par le Web sémantique, et notamment les ontologies. Ces outils permettent de structurer le foisonnement de connaissances ambiantes sur Internet afin de les mieux utiliser. Alors que le Web 1.0 a fourni des outils de structuration et de partage des documents, le Web 3.0 permettra, selon les analystes, de structurer et partager les connaissances. […]

  • Le Web 4.0, quant à lui, fait le pari d’une plus grande autonomie des systèmes d’information pour la gestion de la connaissance. Cette autonomie est rendue possible par une granularisation de l’information, par la prise en compte du temps et de l’espace et surtout, par des plateformes et des modules capables d’un certain niveau de ‘compréhension’ et, surtout, de restitution de l’information.

Comme on le voit, les technologies Internet sont amenées à être la pierre angulaire incontournable de la valorisation d’information, que ce soit en entreprise, dans l’administration ou chez les particuliers, qu’il s’agisse de communiquer en interne, avec des partenaires, des clients, des administrés …

Ces technologies vont également évoluer vers la capacité grandissante à prendre en compte le sens. Ainsi, si jadis la valorisation de l’information consistait à optimiser le traitement des documents, papiers puis numérisés, la dématérialisation permet aujourd’hui de valoriser l’information non-structurée et, demain, les technologies du web sémantique permettront de gérer le sens lui-même, et le cycle du document deviendra le cycle de vie des connaissances, élément essentiel du capital immatériel des entreprises et organisations.

Tendance chassée dans Le Livre Blanc Apil – Aproged – Cigref, Octobre 2007.

2 commentaires

  1. Portrait intéressant sur les futures versions du web. Mais n’est-il pas encore prématuré de parler de web 4 alors que le web 2 n’a pas encore atteint sa maturité ?
    Je pense également comme cité dans votre article que le web 4 sera autonome et qu’il fera appel à l’intelligence des technologies par la généralisation des systèmes experts afin de fournir l’information ou la connaissance en mode “just in time”.


  2. Olivier,
    Merci pour votre participation à l’enrichissement de notre blog.
    Pour ce qui est de votre interrogation, nous la trouvons justifiée. Néanmoins, l’anticipation, n’est-elle pas devenue, aujourd’hui, le nerf de la guerre … pour se différencier et gagner en réactivité ? Pour preuve, vous-même aimez à penser le web 4.0 ;-) !
    Cordialement,
    Estelle & Nathalie KUPIEC.



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